2019, année de la blockchain ?

Les rapporteurs, les députés français Laure de La Raudière et Jean-Michel Mis, estiment que la France ne doit pas manquer le tournant technologique et économique que représente la blockchain. Ce système encore largement inconnu du grand public, permet de stocker et de transmettre des informations de manière totalement sécurisée, transparente. Les apports de la blockchain assurent l'inviolabilité des données des utilisateurs de ces services dématérialisés grâce à un système de codage dynamique et sophistiqué.

Ainsi, les parlementaires préconisent que la France doit axer une partie de son effort de développement technologique sur la blockchain en se dotant d'une stratégie nationale. Ils proposent que l'Etat mette en place des expérimentations dans les services publics. L'utilisation de blockchains pourrait permettre de délivrer bien plus rapidement des documents administratifs, comme la carte grise, la carte vitale et serait tout à fait pertinente dans le cadre du dossier médical partagé dont la plateforme vient d'être lancée.

Dans ce cadre, les deux députés ont fait une liste de vingt propositions (favoriser la création d'un écosystème, d'une réflexion européenne, création d'une monnaie numérique émise par la BCE), le tout regroupé sous trois catégories : Impulsion de l'Etat, soutien de l'écosystème et prospective. Selon eux pour que le projet devienne pérenne, il faudrait que l'Etat lui consacre 500 millions d'euros sur les trois années à venir.