L'augmentation arrivera plus vite que prévu. Un euro de plus dès 2018, puis 50 centimes tous les six mois jusqu'en 2020. Ainsi, à ce rythme, le paquet de tabac atteindra alors les 10 €, comme l'a annoncé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le 18 septembre 2017 lors de la présentation du calendrier de la stratégie nationale de santé pour le quinquennat. Cette stratégie sera élaborée pendant l'automne et fera l'objet d'un décret en décembre 2017.

Objectif annoncé : lutter contre le trafic illicite

Bien évidemment, la première explication à cette augmentation reste la dissuasion des consommateurs, notamment chez les plus jeunes. Comme le rappelle le site du Figaro, la première cause de mortalité évitable est le tabac, qui est responsable de 78 000 morts prématurées chaque année en France.
Dans le même temps, le gouvernement a souhaité évoquer son plan pour lutter contre le trafic illicite de tabac. En effet, le ministre du Budget et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a de son côté assuré sur BFMTV qu'un "plan de lutte contre la contrebande et le trafic illicite de tabac serait présenté la semaine prochaine", pour "renforcer considérablement" cette lutte.

Mécontentement des buralistes

Face à ces annonces, les buralistes veulent se faire entendre de la ministre de la Santé. Venant de toute la France, de l'Alsace au Gard, en passant par l'Île-de-France, les débitants de tabac se sont réunis à Paris le 4 octobre pour contester la prochaine hausse de prix. Ils dénoncent notamment l'augmentation des prix du paquet de cigarettes sans concertation. Les buralistes avaient déjà fait entendre leur grogne fin juillet. Plusieurs centaines d'entre eux avaient masqué des radars automatiques dans toute la France, car selon eux, l'augmentation du prix du tabac est semblable à la hausse de la contrebande.