Il faut forcément être en CDI pour contracter un crédit

Faux - Avoir un CDI et des revenus solides est évidemment plus simple pour emprunter. Néanmoins, si j'enchaîne les CDD longs avec de bons revenus et que je n'ai pas d'arriérés, une banque peut consentir à me prêter de l'argent. De même, si je suis auto-entrepreneur ou en profession libérale, si mes revenus, bien que fluctuants, demeurent relativement élevés, je peux espérer avoir un prêt. Enfin, si les revenus de mon foyer sont vraiment très modestes, je peux demander de souscrire un prêt d'accession sociale (PAS). Accordé par une banque ayant signé une convention avec l'État, il peut financer tout mon projet, si jamais mes revenus ne dépassent pas un certain plafond.

Il est obligatoire de recourir aux services d'un notaire

Faux - Mais c'est fortement conseillé. Il est possible de conclure une vente dite "parfaite" sous seing privé, où le vendeur et l'acheteur se mettent d'accord sur le prix et le bien sans intermédiaire. Cependant cette vente-ci peut ensuite être contestée, notamment, par les héritiers du vendeur. Pour s'éviter des ennuis, il vaut mieux publier la vente au service de la publicité foncière, cette formalité rend officielle pour tous la vente. Cette publication n'est réalisable que si l'acte de vente a été établi sous la forme dite "authentique", donc devant notaire.

Je ne peux pas m'endetter au-delà de 33 % de mes revenus

Vrai et faux - En théorie, les organismes prêteurs estiment que si les mensualités d'un prêt sont supérieures à 33% des revenus nets de mon foyer, mon niveau d'endettement risque de mettre en jeu ma santé financière. Dans le cas où mon banquier jugerait mes revenus trop faibles par rapport à mon projet, il pourrait revoir à la baisse mes capacités d'endettement sous la barre des 30%, par exemple. A l'opposé, si mes revenus sont plus confortables, elles peuvent décider d'augmenter ma capacité d'endettement, à 34 ou 35 %, par exemple.

L'assurance emprunteur n'est pas obligatoire

Vrai - Légalement, souscrire une assurance emprunteur pour assurer son prêt immobilier n'est pas obligatoire. Néanmoins aucune banque n'acceptera de me prêter de l'argent si je ne prends pas d'assurance. En effet, cette dernière protégera la banque en cas de défaut de paiement de ma part. Cela peut survenir si je perds mon emploi, qu'un accident me rend invalide ou encore, en cas de décès. Aussi, je ne suis pas obligé de souscrire à l'assurance proposée par ma banque, je peux faire jouer la concurrence pour trouver le contrat le plus avantageux pour moi.

Je ne peux pas payer comptant mon achat

Faux - Lorsque je souhaite acheter un bien immobilier, si je dispose de l'intégralité de la somme requise, rien ne m'empêche d'utiliser mon capital directement. En effet, même avec des taux très bas, un crédit représente un coût.

Acheter entre particuliers revient moins cher

Faux - On a tendance à penser qu'acheter directement à un particulier, sans passer par une agence, un expert ou encore un notaire, revient moins cher, puisqu'il n'y a pas d'intermédiaires. Mais dans les faits, c'est plutôt l'inverse qui est constaté. En effet, de nombreux propriétaires ont tendance à surcoter leur bien. Ils ne se basent pas sur les prix du marché, mais plus sur les sommes dont ils ont besoin pour financer un autre projet. De plus, comme expliqué plus haut, se passer des services d'un professionnel du droit peut s'avérer hasardeux.

Je peux renégocier mon emprunt immobilier ?

Vrai – Si au bout de plusieurs années de remboursement, je constate que les taux d'emprunt pratiqués actuellement sont bien plus avantageux que lorsque j'ai contracté mon crédit, je peux déposer une demande de renégociation de prêt auprès de ma banque. En effet ,si les taux actuels sont inférieurs d'au moins 1% par rapport à mon taux de base et qu'il me reste une certaine somme à rembourser cela peut être tout à fait avantageux. Il faut toutefois que je note que la banque n'est pas obligée de m'accorder cette renégociation. Je dois avoir en tête qu'un rachat de crédit engendre des frais dont des frais de remboursement anticipé qui peuvent s'élever à 6 mois d'intérêt, dans la limite d'un plafond de 3% du capital restant dû.